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DIOCESE DE BALE
A origine le siège épiscopal était à Kaiseraugst avec l'évêque des rauraques Justinien attesté en 343 au synode de Cologne. Au début du VIIème siècle, l'évêque du Diocèse est Mgr Ragnachaire ( Un moine de Luxeuil)
MAGISTERE DE L'EGLISE CATHOLIQUE : Tous les conciles et bulles
 
En 15-10 av. J.-C. Octave Auguste fonde une nouvelle colonie sous le nom de :
Colonia Paterna Munatia Felix Appolinaris Augusta Emerita Raurica,
afin d'assurer le passage sur le Rhin au deux axes militaires :
A--Route Nord-Sud assurant la liaison Italie vers la Rhénanie
B--Route Est-Ouest assurant la liaison de la Gaule vers le Haut Danube
Statégiquement il la fixe au bord du Rhin à Augst (Suisse). Vers 300 les romains édifie le fort de Kaiseraugst ( Castrum Rauracorum) avec comme garnison la legio I Martia (Fondé par Dioclétien).
La cité devient la Première colonie romaine de l'Est avec près de 20.000 habitants. Le diocèse de Bâle existe avec l'évêque Justinien attesté en 343 et 346, avec un siège épiscopal à Kaiseraugst.
Au 3ème siècle un tremblement de terre détruit une grande partie de la ville d'Augst. Le siège de l'évêché est ransféré à Bâle. Sous l'impulsion de Charlemagne, le diocèse de Bâle étend sa juridiction sur la Haute Alsace . Nous dépendions du doyennée du Sundgau. (DECANATUS SUNDGAUDLE)
Suite à la réforme lancé par le moine Martin Luther, les villes de Bâle, Mulhouse, Colmar et Munster se ralie à la confession protestante et s'empare des chapitres et des couvents. Le chapitre se déplace d'abord à Neuenbourg (Bade), puis Freibourg en Brisgau (1529-1678), puis Philippe de Gundelsheim le déplace à Porrentruy ou il restera jusqu'à la révolution française. Ce n'est qu'au Congrès de Vienne que l'ancien Evêché de Bâle fut inclus dans le canton de Berne, et l'Alsace divisée en deux département avec un diocèse à Strasbourg pour le Bas-Rhin et à Colmar pour le Haut-Rhin.
 
Ce fut ainsi que l'ancien Evêché de Bâle clôtura son chapitre.
 
HISTORIQUE 
 
En 740, la réorganisation carolingienne rétablit le diocèse de Bâle et fixe les limites qui seront siennes jusqu'à la fin de l'ancien régime. Particulièrement la Haute Alsace, aux dépens du diocèse de Strasbourg.
 
La frontière naturelle sera le Landgraben entre Colmar et Sélestat, qui deviendra la frontière Nord de la Maxima Sequanorum. Ces frontières varireront peu, et l'on dénombre à la fin du moyen âge plus de 480 lieux de culte, répartis dans douze châpitres.
Rodolphe 1er (888-912) veut reconstituer la Lotharingie, et occupe l'Alsace et une partie de la Lorraine. En 892, l'Evêque de Bâle Iringus et l'archevêque de Besancon accompagne Rodolphe 1er à Lausanne, pour y casser l'élection du nouvel évêque. En 895, l'évêque de Bâle Iringus, change de camp et se rapproche du roi de germanie Arnulf (empereur en 896).Ce dernier va contrôler l'Augstgau dès 891, puis récupère Bâle et Besançon dès 895 ainsi que le Sundgau. Les premières attestations comme comtés du Nordgau (891) et du Sundgau (896) alsaciens sont d'Arnuft pour intensifier sa mainmise sur l'Alsace.
Rodolphe II (912-937), poursuit l'expension de son royaume, et permettra à la Bourgogne de s'étendre de Marseille à Bâle, grâce à sa main mise sur l'abbaye de Saint-Maurice. Profitant que les forces politiques du sud de l'Alsace sont très occupés par l'invasion hongroise, qui pillent Bâle en 917, Rodolphe II reconnaît la suprématie du roi germanique Henri 1er (919-936) ; cette reconnaissance va connaître des développements capitaux dans le siècle suivant et crée un lien durable entre les deux souverains. L'histoire de l'abbaye de Moutier-Grandval en Suisse en laisse de bonne chronique.( le contexte du don de 999, fait par Rodolphe II au comte Liutfrid, (III ou IV) qui est de descendance alsacienne dépendante de l'empereur de germanie ; et remise en cause par son fils le roi Conrad le Pacifique.).
Sacré empereur par le pape en 962, Otton 1er se ménage des pôles de sympathie en particulier avec les évêques, afin d'assurer pacifiquement des voies de passage entre l'Alsace et l'Italie (dont il est roi par mariage avec la veuve Adélaîde de feu le roi Lothaire.) Il favorise l'implantation de monastères impériaux en germanie, et se rapproche de l'abbaye de Cluny pour subordonner à l'ordre de Cluny, le couvent que fonde sa fille Adélaîde à Payerne. En 965, il autorise le duc d'Alémanie à céder à Payerne, les biens en Alsace qu'il avait inféodés en 959. Puis Otton II, poursuit le dessein de son père en confirmant ce don et y ajoute une clause de protection impériale pour ses biens en Alsace. Cette clause n'est pas contesté par les rois de Bourgogne, puisque Rodolphe III, séjourne souvent à Payerne.
En automne 999, Rodolphe III procède au don de l'abbaye de Moutier-grandval à l'évêque de Bâle Adalbéron (Un alsacien). Otton III se réjouit de ce transfert aux évêques de Bâle, car une partie importante du diocèse se trouve en alsace et relève donc de l'Empire Germanique, même si la ville de Bâle appartient au royaume de Bourgogne.
L'évêque Landelous, sera le seul évêque de bourgogne présent à l'élévation du corps de Saint Maurice et à son transfert à Magdebourg en 961. Ce dernier deviendra abbé de Murbach, puissante abbaye d'Alsace, protégée par les souverains germaniques. A sa demande, Otton confirme les biens de cette abbaye.
La politique d'Otton à l'égard du royaume de bourgogne ; soutien (mesuré) au roi contre les grands du royaume et appui résolu aux évêques et abbayes bourguignons, qu'il veut intégrer au système d'église impériale, la " Reischkirche ".
En liant l'abbaye de Moutier-Grandval à l'évêque de Bâle, le roi de bourgogne perd de facto son influence sur l'abbaye. Cet épisode annonce la proche incorporation effective de la ville de Bâle dans l'empire, qui sera suivie par l'annexion de tout le royaume de Bourgogne.
Le nouveau roi germanique Henri II (1002-1024), empereur dès 1014, fait preuve d'une grande attention pour la ville de Bâle et son évêque Adalbéron (Alsacien d'origine).. Il fait de l'évêque, un des points d'appui pour sa politique de restructuration des relations de pouvoir dans la région du Rhin supérieur et du Brisgau. En 1006, il incorpore la ville de Bâle dans son royaume. Le 11 octobre 1019, il assiste à la consécration solennelle de la nouvelle cathédrale de Bâle en présence des évêques de Genève et de Lausanne. Il va également favoriser l'expansion du temporel de l'Eglise de Bâle, tels que les droits de chasse, dans la forêt de la Hardt dans le sundgau, depuis Bâle jusque vers Roggenhausen en suivant le Rhin..
L'évêque de Bâle Adalbéron, est le 1er évêque dont nous soyons sûrs qu'il ait battu monnaie.
En 1044, Henri III, confie au comte Louis, la région de Montbéliard déjà possessioné dans le sundgau. Il sera à l'origine des dynasties comtales de Montbéliard, Bar-le-Duc et Ferrette.
Il renforce le pouvoir des évêques de Bâle en leur octroyant des revenus comtaux.
En 1049, le pape Léon IX, alsacien d'Eguisheim, connaissant bien la situation régionale, rédige la première bulle de confirmation des biens des évêques de Bâle.
En 1080, l'évêque de Bâle, Bourcard , reçoit en récompense de sa fidélité au roi Henri IV, la place forte des Ribeaupierre, en alsace. 
Vers l'an mil donc, Bâle sur les bords du Rhin, est la seule ville de l'évêché. La cité rhénanne pour diverses raisons, géographiques notamment, connaît une certaine prospérité.
Au début du Moyen Age les évêques étaient souvent représentants de l'autorité pontificale tout en détenant parfois le pouvoir effectif dans une partie de leurs diocèses, voire même à l'extérieur de celui-ci. Toutefois, en raison d'un système de hiérarchisation assez complexe appelé féodalité, ils n'étaient pas souverains sur leurs terres au sens où on l'entend actuellement, mais demeuraient vassaux d'un seigneur régnant sur un territoire généralement plus étendu. L'évêché de Bâle, n'offre, par rapport à l'organisation politique en vigueur en Occident à cette époque, aucune singularité.
C'est au cours du XIe siècle, que l'évêché connut sa véritable croissance. Bien en vue auprès des empereurs germaniques et du roi Rodolphe de Bourgogne, les évêques de Bâle, seront, tout au long de ce siècle, les bénéficiaires des faveurs de ceux-ci. Ces faveurs consistait surtout en donnation d'abbayes, avec toutes les possessions qui en dépendaient.
 
L'évêché de Bâle dans le système féodal
Si l'on veut apprécier la nature exacte de l'autorité réelle dont jouissaientt les évêques de Bâle, il convient de la situer dans le cadre de la féodalité, système politique en vigueur en Europe durant une bonne partie du Moyen Age. Ce système ne raisonne pas en termes modernes d'Etat, de souveraineté ou de territoire, mais en termes de suzeraineté, vassalité et fief. Ainsi, l'évêché de Bâle était vassal du Saint-Empire Romain germanique, c'est-à-dire qu'il en dépendait directement. Si l'on préfère, l'empereur germanique, alors suzerain de l'évêché, assurait la protection de son vassal.
Mais l'évêque de Bâle était aussi suzerain de puissants seigneurs européens. Ainsi, en l'an 1185, l'empereur Frédéric Ier Barberousse se reconnaît être le vassal de l'évêque de Bâle pour le fief de Brisach.
 
Vers la souveraineté (XIIIe-XIVe siècles)
Le XIIIe siècle marque un tournant dans l'histoire de l'évêché de Bâle. La féodalité va connaître une lente mais persistante évolution. Progressivement, les évêques bâlois vont raffermir leur autorité, en terres jurassiennes notamment.
Aux alentours de 1200, Bâle est une ville en expansion animée d'un élan de prospérité économique assez exceptionnel. L'artisanat et l'industrie donne naissance à une bourgoisie qui fait peser une menace sous-jacente à l'autorité épiscopale. C'est l'évêque Henri de Thoune qui tentera, avec succès, de restaurer cette autorité en perte de vitesse dans la cité réhnanne.
Plus tard les évêques relâcheront leur pouvoir sur les fiefs périphériques de Ferrette, Ribeaupiere, Sisgau et Buchsgau sur lequels leur emprise se heurte à de fortes rivalités.
C'est durant le XIIIe siècle, que l'évêché de Bâle va exercer une emprise directe sur les terres jurassiennes, et ce au détriment des seigneurs locaux. Des ébauches d'institutions vont progressivement se mettre en place. De suzeraine, la Principauté épiscopale va devenir souveraine. C'est aussi durant ce siècle que l'évêché de Bâle verra se dessiner ses frontières définitives.
 
La période dite de "l'évêché moderne"
Cette période s'étend de l'an 1500 à la Révolution française qui, en 1792, proclamera sa chute.
Les évènements déterminant pour l'avenir de la Principauté épiscopale ne manqueront pas durant cette période. L'émancipation de la ville de Bâle, qui se constituera en Etat souverain et rejoindra l'alliance confédérale en 1501 tout en adhérant aux nouveaux courants religieux de la Réforme, n'est pas le moindre. C'est suite à cet important boulversement politique survenu dans la cité rhénanne que les princes-évêques de Bâle établiront leur résidence au château de Porrentruy. Il y demeureront de 1528 jusqu' à la proclamation du régime républicain.
Porrentruy était donc la capitale de l'évêché de Bâle lorsque éclatèrent les troubles en Ajoie. Cette décennie difficile pour le régime (1730-1740) annonce déjà l'essouflement des régimes autocratiques auxquels le coup de grâce définitif sera donné lors de la Révolution française. La guerre de Trente Ans (1618-1648) sera une période particulièrement funeste pour l'évêché. Occupations militaires répétées, assorties de pillages et autres massacres éprouveront et ruineront la plupart des villages alsaciens.
 
Jacques-Christophe Blarer de Wartensee, principale figure de l'évêché (1575-1608)
Toutefois il convient de s'attarder un peu sur une figure essentielle et particulièrement dynamique de l'histoire de l'évêché de Bâle: Jacques-Christophe Blarer de Wartensee. Suite à des études théologiques accomplies à Fribourg-en-Brisgau, Jacques-Christophe Blarer de Wartensee devint chanoine des chapitres de Bâle et de Constance. C'est en 1575 qu'il fut élu évêque de Bâle. Son règne est marqué par de nombreuses réformes institutionnelles salutaires ainsi que par l'encouragement du développement économique. Sa politique étrangère fut, quant à elle, surtout marquée par le souci de clarifier les relations de l'évêché avec les Etats voisins, notamment avec la ville de Bâle devenu canton suisse en 1501. Il se préoccupa également de l'épanouissement spirituel de son peuple. C'est sous son autorité que fut rénové le château de Porrentruy. Celui-ci ayant été la proie des flammes en 1556.
 
L'évêché de Bâle et les Confédérés
Né en 1291, au pied du Gothard, à la suite d'un serment conclu entre les habitants des vallées d'Uri de Schwytz et d'Unterwald afin de résister à a puissante dynastie autrichienne des Habsbourg, l'Alliance des Confédérés ne cessera de voir le nombre de ses membres s'accroître au cours du Moyen Age. Au point de devenir une puissance avec laquelle les souverains d'Europe devront compter.
Cette alliance, qui connaîtra bien des dissensions internes au cours de son histoire - les guerres de religion notamment - s'organisera en Etat fédératif en 1874 (la Suisse), sous l'impulsion du radicalisme (courant politique né au XIXe siècle d'inspiration républicaine, réformiste, anticléricale et libérale).
L'évêché de Bâle entretiendra, en général, de bonne relations avec ses voisins confédérés. C'est par deux fois - en 1652 et en 1691 - que la Principauté épiscopale demandera son adhésion à la Confédération. Paradoxalement, ce sont les cantons catholiques qui s'opposèrent à cette requête. En effet, ceux-ci invoquèrent qu'un prince-évêque ne pourrait s'accorder avec les Etats protestants membres de l'alliance fédérale. De plus, l'adhésion de l'évêché de Bâle à la Confédération favoriserait l'entrée dans celle-ci des villes protestantes de Genève et de Neuchâtel.
 
La CHUTE de l'Evêchée de Bâle
La bourgeoisie possédante aux idées libérales et la cour des princes-évêques, acquise à une conception absolutiste du pouvoir, va engendrer, durant la décennie qui s'étend de 1730 à 1740, des rébellions suivies de sanglantes répressions. C'est l'époque dite "des troubles" en Ajoie. Un des meneurs fut Pierre Péquignat, paysan aisé et commis de la mairie de Alle. Il sera décapité en 1740, à Porrentruy, avec deux de ces comparses: Frideloz Lion et Jean-Pierre Riat. Durant ces troubles, la Principauté s'assura le concours du roi de France. Le destin de l'évêché de Bâle va alors se confondre avec celui du royaume de France.
 Ainsi, les rapports privilégiés que les princes-évêques entretenaient avec la monarchie capétienne seront fatals à ceux-ci. L'évêché de Bâle figura en 1792 parmi les premières conquêtes des armées républicaines françaises. Le prince-évêque sera alors contraint de quitter le château de Porrentruy. Il sera destitué à Boncourt, en assemblée populaire alors que sera proclamée l'éphémère République rauracienne. Ainsi s'achève sept siècles et demi de pouvoir épiscopal bâlois .
 
Le Jura, département français (1792-1814)
La République rauracienne connaîtra une brève existence. Elle sera annexée à la France en mars 1793 et devint le département du Mont-Terrible, le moins étendu de la République française. En 1800, ce département disparaît suite à la réorganisation du territoire ordonnée par Bonaparte, Premier consul. Les terres jurassiennes sont alors rattachées au département du Haut- Rhin. Le Premier consul Bonaparte va devenir l'empereur Napoléon Ier. La République française a provisoirement vécu.
 
Signature du concordat entre le Saint Siège Pie VII et le premier consul Bonaparte
le 26 messidor de l'an 9 (15 juillet 1801), le Haut Rhin est rattaché à l'évêché de Strasbourg
 
 
EPHEMERIDE
 
999: Le roi de Bourgogne fait don à l'évêque de Bâle d'une grande partie des terres qui formeront le Jura. Première ébauche de l'Etat jurassien
1528: Bâle ayant passé à la Réforme, le prince-évêque Philippe de Gudelsheim se fixe définitivement à Porrentruy, dont il fait sa capitale. Le sud du Jura adopte la religion réformée
1575-1608: Règne du prince-évêque Jacques-Christophe Blarer de Wartensee, "restaurateur" de l'évêché et l'un de ses plus grands hommes d'Etat
1579: Blarer conclut une alliance avec les septs cantons catholiques de la Confédération. Elle sera renouvelée jusqu'en 1735
1654: Le prince-évêque François de Schönau demande que son Etat devienne membre à part entière de la Confédération. Echec
1691: Le prince-évêque Jean-Conrad de Roggenbach demande que l'évêché soit reçu dans la Confédération en tant que membre ordinaire. Refus
1702 et 1703: A deux reprises, le prince-évêque Guillaume-Jacques Rink de Baldenstein tente en vain de faire entrer la Principauté dans la Confédération
1777: Le prince-évêque François de Wangen échoue dans sa tentative d'être admis dans l'alliance conclue par le Corps helvétique avec le roi de France. Il signe avec celui-ci une alliance particulière en 1780
1792: Les troupes françaises envahissent le nord de la Principauté. Le prince-évêque Joseph de Roggenbach prend la fuite. Naissance d'une éphémère République rauracienne
1793: Le nord du Jura est annexé à la France et devient le département du Mont-Terrible
1797: Le sud du Jura, annexé à son tour rejoint le département
1800: Le département du Mont-Terrible est rattaché à celui du Haut-Rhin
1801: Le culte catholique est placé sous le régime du Concordat établi le 15 juillet 1801 et signé le 15 août 1802, entre le Saint Siège Pie VII et le premier consul Bonaparte. Le département du Haut-Rhin est rattaché à l'évêché de Strasbourg, la paix religieuse est restaurée. 
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Les EVEQUES du DIOCESE de BALE :

Quelques parchemins, épargnés par les vicissitudes de l'histoire, nous livrent la liste complète des évêques du diocèse de Bâle. Le terme de diocèse a désigné dès 284 une circonscription administrative de l'Empire romain, avant d'entrer dans le vocabulaire ecclésiastique.

CONSTENTIN 1er
Fondateur d'une église chrétienne officielle, forte et unifiée . Empereur romain de (306-337) mort le 22 mai 337.

En 313, par "l'Edit de Milan", il marque sa gratitude à celui qui remplit ses promesses le "Christ". Il signe, avec son homologue, Licinius, une déclaration de tolérance, qui accorde droit de cité à toutes les religions. C'est la reconnaissance, après des années de précarité, d'une Eglise chrétienne officielle.

Il provoque le concile de Nicée le 20/05/325 qui réunit pour la

Statue Palais des Rohan
première fois les évêques de l'église chrétienne.
C' est d'abord un choix politique que fait Constentin en s'alliant avec les chrétiens. Nul ne saurait dire ce qu'étaient ses sentiments religieux. Il honorait, comme Constance Chlore et comme, à cette époque, beaucoup d'officiers et de soldats, une divinité solaire personnifiée par Apollon. Ses deux rêves-apparitions, le premier en 307, dans les Vosges, lorsqu'il commence à gouverner à Trèves (après la mort en 306 de l'Auguste, son père, Constance Chlore), le second en Italie, en 312, peu avant sa célèbre victoire sur Maxence, au Pont Milvius, montrent une vision radieuse. Solaire, ou mystique? Les chrétiens ont résolument considéré que, dans le second songe, c'était le Christ qui montrait la croix à son futur protégé en lui annonçant: "in hoc signo vinces!" (par ce signe, tu vaincras)... mais, à cette période précisément, auraient eu lieu des phénomènes astronomiques très particuliers, mettant trois planètes en conjonction, et dont les vives lumières auraient été vues par différents témoins...
De toute façon, Constantin a gagné la conviction qu'une divinité le soutient. Après sa victoire de 312, il appelle ce dieu "Christ" et fait placer sur ses aigles l'emblème de la croix. Ce sont alors une suite de succès qui lui assurent le pouvoir. Une prodigieuse ascension commence. Constantin se fait le sauveur d'une église persécutée et misérable, il devient son protecteur et son bienfaiteur, parce qu'il mise sur elle. Mais il n'est pas question pour lui de se soumettre à ses lois. Il conservera toute sa vie ses coudées franches vis à vis de l'autorité chrétiennes en différant indéfiniment son baptême, il ne recevra ce sacrement qu'à la dernière extrémité, quelques heures seulement avant de mourir.

Il reste le Pontifex Maximus, c'est à dire le chef religieux de tous, païens et chrétiens

 
Le 20/05/325 : Pour la première fois, l'Eglise chrétienne triomphante réunit les évêques de l'Empire romain en un concile oecuménique à Nicée, sur l'ordre de Constantin.

Nom des EVEQUES du Diocèse de Bâle

Date d'élection
Date de décès

Période Gallo-Romaine
1

Justinien - Evêque des Rauraques -

343

- Au synode de Cologne en 343 -

2

St Pantale

453

- Pendant 200 ans, pas de trace d'évêque, l'évêché est rattaché à Besançon

Période Franc
3

Ragnachaire - évêque à Augt puis Bâle puis Autun

615

- Pendant 100 ans pas de trace d'évêque

4

Walaus - Abbaye de Murbach fondée en 727

731

5

Baldebert désigné par Charlemagne

751

- assite au concile d'Attigni en 765

6

Hatton - Conseiller de Charlemagne -

802
822
7

Odalric - Assiste à la dédicace de l'Eglise de St Gall en 834

823
839
8

Frédebert - Assiste au concile de Savonières en 859

840
864
9

Adalwin

865
879
10

Rodolphe - Dans le catalogue de l'abbaye de Munster

880
891

Période Burgonde
11

Iringue - Assiste au concile de Triban en 895

892
901
12

Adalbera I - Bâle est détruit par les Huns en 917

902
926
13

Wichardus - Assiste au concile d'Ingelheim en 948

927
957
14

Landelaus - Assiste à la translation du corps de St Maurice

958
998
15

Adalbero II - Obtient en 999 la souveraineté temporelle de

999
1004

l'abbaye de Moutiers-Grandval de Rodolphe III de Bourgogne

16

Adalbero III -

1004
1024

Obtient la forêt de la Hardt en alsace d'Henri II d'Allemagne fin 1004

Période Germanique
17

Udalric II

1025
1040

L'empereur Conrad II donne en concession les mines d'argent de Brisgau

18

Thierry

1041
1056

Henri III d'allemagne donne la souveraineté temporelle du comté d'Augusta (Augst)

Pour mémoire : Léon IX d'Eguisheim est le premier pape alsacien de 1049 à 1054
Photo
Né le 21/06/1002 , il est Pape le 12/02/1049 puis meurt le 19/04/1054 à Rome
19

Bérenger

1057
1072

Henri IV tient une diéte à Bâle converti en concile des Evêques de Germanie en 1061

20

Burckard d'Asuel

1072
1107

Henri IV d'allemagne lui donne le domaine des Ribeaupierre en alsace en 1084

21

Rodolphe II

1107
1122
22

Bertholde - Fonde l'abbaye de Lucelle en 1123

1122
1134
23

Adalbéron IV - Fonde l'abbaye de Bellelay en 1136

1134
1137
24

Ortlieb de Montjoie - participe à la croisade -

1137
1164

Fonde le monastère de Feldbach en 1145 - Est autorisé à frapper monnaie en 1149

25

Louis Comte de Frobourg

1164
1176
26

Hugues d'Asuel Hugo de Hasenburg

1176
1177
25b

Louis Comte de Frobourg

1178
1179

Est déposé par le concile de Latran en 1179

27

Henri I - Comte de Horbourg en alsace

1180
1190

moine de l'abbaye de Lucelle

28

Lutholde 1er - Baron de Rötheln

1191
1213
29

Walter de Rötheln - Déposé par le concile de Latran -

1213
1215
30

Henri II - Comte de Thoune

1215
1238

Fait une alliance défensive avec l'Evêque de Strasbourg et les comtes de Ferrette

31

Lutholde II - Comte d'Arberg

1238
1249

Innocent IV rend les deux châteaux de Birseck en 1245

32

Bertholde II - Comte de Ferrette

1249
1262

Fonde une chapelle à Soultz en alsace en 1253

33

Henri III - Comte de Neuchâtel

1262
1274

Achete le château et la ville de Ferrette en 1269

34

Henri IV d'Isny en Souabe - Franciscain

1275
1288

Thiébaut de Ferrette fait cession de tous ses droits sur Porrentruy et l'avouerie d'Ajoie

35

Pierre 1er Reich de Reichenstein

1286
1296

Chanoine et prévôt de mayence

36

Pierre II d'Asphelt - Promu archevêque de Mayence

1297
1306

Achète le château de Hombourg en 1305 au comte de Toggenbourg

37

Othon de Guandson - Evêque de Toul -

1306
1309

Thiébauld comte de Ferrette résigne la ville et la château de Florimont et les recoit en fief

38

Gérard de Wuippens - Evêque de Lausanne -

1310
1325
39

Hartung Münch - Archiprêtre de la cathédrale de Bâle

1325
1330
40

Jean 1er de Châlon - Elu par le pape Jean XXII

1325
1330
41

Jean II Senn - Baron de Munsingen

1335
1365
42

Jean III - Comte de Vienne

1336
1382
43

Imier - Baron de Ramstein

1382
1393
44

Frédéric de Blanckenheim - Evêque de Strasbourg - Coadjuteur

1393
1393
45

Conrad Münch de Landskron - Prévôt de l'Eglise de Bâle

1393
1395
46

Humbert de Neuchâtel - Présent au concile de Constance

1395
1418

Maximus Seigneur de Ribeaupierre reçoit la ville et le château en fief en 1398

47

Hartmann Münch de Münchenstein - Chantre de la cathédrale

1418
1423
48

Jean IV de Fleckenstein - Abbé au monastère de Seltz

1423
1436
49

Frédéric II de Ze Rhein - Custode de la cathédrale

1437
1451
50

Arnold de Rotberg - Grand écolâtre puis doyeb de la cathédrale

1451
1458
51

Jean V de Venningen - Doyen des églises de Bâle et de Spire

1458
1478
52

Gaspard ZE Rhein de Mulhausen (68) - Custode de la cathédrale

1479
1502
53

Christophe d' Utenheim - Custode de la cathédrale

1502
1527

Docteur en droit canon , vicaire général de l'ordre de Cluny

54

Philippe de Gundelsheim - Archiprêtre et doyen de la cathédrale

1527
1533
55

Melchior de Lichtenfels - Archiprêtre de la cathédrale

1553
1575
56

Jacques Christophe de Blarer de Wartensée

1575
1608

Chanoine de l'église cathédrale de Bâle et de Constance

57

Guillaume Rinck de Baldenstein - Doyen de la cathédrale

1609
1628
58

Jean Henri d' Ostein -

1629
1646

Prévôt de Moutiers-Grandval - Chanoine et vicaire général de l'Eglise de Bâle

59

Beat Albert de Ramstein - Waltighoffen 68

1646
1651

Chanoine et custode de la cathédrale de Bâle

60

Jean françois de Schoenau - Chanoine d'Eichstädt puis Bâle

1651
1656
61

Jean Conrad I de Roggenbach - prévôt de l'Eglise de Bâle

1656
1693
62

Guillaume Jacques Rinck de Baldenstein

1693
1705

Doyen de l'église cathédrale et coadjuteur en 1690

63

Jean Conrad Baron de Reinach-Hirtzbach - chanoine de cathédrale

1705
1737
64

Jacques Sigismond de Reinach-Steinbach - Prévôt de cathédrale

1737
1743
65

Joseph Guillaume Rinck de Baldenstein - Chanoine de cathédrale

1743
1762
66

Simon Nicolas Comte de Montjoie d'Hirsingue

1762

1775

67

Frédéric Baron de Wangen de Géroldsek - Chanoine de l'église Bâle

1775

1782

68

Joseph Sigismond de Roggenbach - Evêque d'Arlesheim

1782

1794

Il fût le dernier prince évêque de l'ancien Evêché de Bâle, destitué à Boncourt en assemblée

populaire par l'armée républicaine française.

Lors du concordat de 1801, le Haut-Rhin est rattaché à l'évêché de Strasbourg

Bibliographie sommaire
Auteurs
Année

Monuments de l'Ancien Evèché de Bâle (5 volumes)

TROUILLAT J.

1863

Le Jura République

Vincent Philippe

1978

Jeanne de Ferrette

CLAERR Gabrielle

1996

Histoire médiévale de l'ancien Evèché de Bâle

REBETEZ J.C.

2002

Les Habsbourg en Alsace des origines à 1273

SH du SUNDGAU

2002

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