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 DIOCESE DE STRASBOURG
Materne à fonder la première église catholique de la ville qui, d'après la légende, serait l'actuelle église Saint-Pierre-le-vieux.  
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Materne l'apôtre est le fondateur du siège épiscopal d'Alsace, et
Saint Amand, le fondateur du diocèse en 390.
Evêque Rohan-Soubise Maximilien
MAGISTERE DE L'EGLISE CATHOLIQUE : Tous les conciles et bulles
Avant la Révolution française l'Alsace a formé pendant de longs siècles deux diocèses : la Basse Alsace était celui de Strasbourg (avec également des territoires Outre-Rhin) ; la Haute Alsace, elle, faisant partie du diocèse de Bâle. Ce qui n'empêchait pas l'évêque de Strasbourg d'avoir des possessions en Haute Alsace. Le gouvernement royal ne changea rien à cette situation en 1648 au moment où l'Alsace devint française, et en 1681 quand Strasbourg, ville libre impériale, se soumit à Louis XIV.
 
Avant 1648 l'Alsace avait fait partie pendant de longs siècles du Saint Empire Romain germanique. Il faut remonter avant l'époque de Charlemagne pour trouver un duché d'Alsace (avec la famille des Etichon) qui forme en même temps un seul diocèse. C'est au 4ème siècle que nous trouvons les premiers indices sûrs de l'existence d'une communauté chrétienne avec la mention de St Amand, communauté probablement entièrement détruite lors de l'invasion des Alamans (5ème siècle). C'est le royaume franc (au 6ème siècle) qui permit l'expansion de la foi et la christianisation, sous l'impulsion d'évêques (St Arbogast, 6ème siècle) ainsi que de missionnaires, notamment des moines irlandais (St Gall, St Colomban...).
 
De grands noms, de saints, d'évêques, d'hommes de Dieu, jalonnent l'histoire de notre diocèse et l'ont marquée : qu'il suffise de citer sainte Odile, Herrade, le pape saint Léon IX, fils des Seigneurs d'Eguisheim, les mystiques rhénans, Geiler de Kaysersberg, les grands réformateurs, les missionnaires de la réforme catholique des 16ème et 17ème siècles, sans oublier les fondateurs de grands monastères et couvents (presque tous disparus lors de la Révolution), les constructeurs de nos cathédrales et églises, depuis le style roman jusqu'aux temps du baroque et du classicisme.
 
Et tout cela la communauté chrétienne d'Alsace l'a vécu, immergée dans l'histoire de son temps, histoire parfois pacifique et tranquille, mais histoire marquée souvent, à chaque siècle, par des troubles politiques, des conflits, des guerres : qu'il suffise de rappeler les guerres des seigneurs féodaux, les mouvements d'émancipation des villes, la guerre de cent ans (les Armagnacs), les guerres des paysans, les troubles (heureusement peu sanglants) de la Réforme, la guerre de trente ans qui laisse l'Alsace exsangue, les luttes révolutionnaires et les guerres napoléoniennes, le bombardement de Strasbourg en 1870, les combats de 1914-1918, la période 1939-1945 qui a déchiré notre province et laissé des traces si profondes.
 
À chaque fois l'Alsace s'est relevée, à chaque fois la communauté chrétienne est repartie, courageuse et persévérante. Et c'est ainsi qu'après la guerre, l'Église catholique d'Alsace, avec ses évêques successifs, a pansé les plaies matérielles et morales, s'est ouverte aux nouvelles méthodes d'apostolat et est entrée dans les réformes et le renouveau proposés par le Concile Vatican II.
 
HISTORIQUE
Les origines du christianisme en Alsace tant par écrit que par l'archéologie demeurent mal connues. Les deux premiers évêques connus sont Amand et Materne, qui passe pour avoir été un grand évangélisateur en Alsace au IVe siècle. C'est vers le milieu du IVe siècle qu'on peut admettre l'existence des premières communautés chrétiennes en Alsace. L'arrivée massive des Alamans au Ve siècle provoque un repli des noyaux chrétiens. Ce n'est qu'au VIe siècle que l'évêque Arbogast de Strasbourg entreprend la conversion des Alamans qui constituent la grande masse des paysans de la plaine.
Dès l'époque romaine, le christianisme s'est implanté dans la vallée du Rhin. La première mention d'un évêque de Strasbourg - Saint Amand - remonte au second tiers du IVème siècle. Il faut attendre le milieu du VIème siècle pour découvrir la trace de deux Saints : Arbogast et Florent. L'Alsace est alors incorporée à l'Austrasie, le plus vaste des royaumes mérovingiens. Les rois francs dotent l'évêché de Strasbourg d'un patrimoine comprenant l'ancien camp romain et plusieurs territoires extérieurs à la ville.
 
Un duché d'Alsace apparaît autour de l'an 700. Cette époque est dominée par la figure d'Etichon, le plus remuant des ducs d'Alsace, qui céda le domaine de Hohenbourg, dans les Vosges moyennes, à sa fille Odile pour y fonder un monastère de femmes., le Mont Saint-Odile, haut lieu spirituel du diocèse.
 
Au IXe siècle, le diocèse de Strasbourg se composait du Bas-Rhin actuel (à l'exception de la région de Wissembourg-Lauterbourg et du district de Marmoutier-Neuwiller), de l'Ortenau sur la rive droite du Rhin et dans le Haut-Rhin, des districts de Rouffach, Soultz et Lautenbach. L'évêque de Strasbourg devint alors suffrageant de l'archevêque de Mayence - situation qui allait se prolonger jusqu'à la Révolution française.
 
Après la dislocation de l'empire de Charlemagne, en 843, l'Alsace échut à Louis le Germanique. Mais, vers le milieu du Xe siècle, l'influence franque sur l'Église de Strasbourg fut relayée par la puissance croissante des princes saxons. En 962, l'Alsace passa dans le giron du "Saint Empire Romain Germanique" : elle en fera partie jusqu'à son rattachement à la France, en 1648.
 
Au Moyen Age, l'évêché de Strasbourg était la seigneurie la plus puissante de la Basse-Alsace. En 1262, une bataille rangée opposa les troupes épiscopales à une milice levée par les bourgeois de Strasbourg. L'armée municipale l'emporta, mettant fin au pouvoir temporel de l'évêque sur la ville. La métropole alsacienne jouissait désormais d'un statut et des privilèges d'une ville libre d'empire avant de s'ériger en république au début du xve siècle. Vers la fin de l'époque médiévale, l'Alsace fut le berceau d'un mouvement spirituel connu sous le nom de "mystique rhénane" et illustré notamment par maître Eckhart, par Tauler, Nicolas de Strasbourg et Henri Suso. A l'aube des temps modernes, une brillante école humaniste contribua à la renommée de Strasbourg, de Sélestat et de plusieurs autres villes alsaciennes. Les premières décennies du XVIe siècle allaient faire de Strasbourg un des foyers intellectuels les plus actifs d'Europe. Les débats d'idées revêtirent alors une intensité inédite, grâce en particulier à la technique de l'imprimerie mise au point, trois quarts de siècle plus tôt, par Gutenberg.
 
MONNAIES ÉVÊCHÉ DE STRASBOURG - LOUIS CONSTANTIN DE ROHAN GUÉMÉNÉE - (1756-1779)
 
 Histoire du diocèse de Strasbourg :
Vous pouvez aussi lire chacun des 4 articles indiqués ci-dessous. L'histoire de "l'Église particulière qui est à Strasbourg" est fortement liée, plus fortement peut-être que celle d'autres diocèses, à l'histoire géopolitique de l'Europe.  
Aujourd'hui l'Alsace forme un seul diocèse, un des grands diocèses de France, avec environ 1 300 000 catholiques, et Strasbourg avec sa cathédrale est le siège de l'évêque. Les délimitations actuelles du diocèse datent d'il y a deux siècles, au moment où la Révolution française bouleversa entièrement et réorganisa les structures de l'administration civile et religieuse en France (sauf quelques modifications mineures de frontières nationales et religieuses en 1815 et 1870) ; tout le monde sait que le territoire de Belfort est resté français en 1870 et a donc été détaché à cette époque du diocèse de Strasbourg. Il y eut bien durant quelques années un évêque à Colmar pendant la Révolution, mais cette disposition ne dura pas. 
Avant la Révolution française l'Alsace a formé pendant de longs siècles deux diocèses : la Basse Alsace était celui de Strasbourg (avec également des territoires Outre-Rhin) ; la Haute Alsace, elle, faisant partie du diocèse de Bâle. Ce qui n'empêchait pas l'évêque de Strasbourg d'avoir des possessions en Haute Alsace.  
Le gouvernement royal ne changea rien à cette situation en 1648 au moment où l'Alsace devint française, et en 1681 quand Strasbourg, ville libre impériale, se soumit à Louis XIV.  
Avant 1648 l'Alsace avait fait partie pendant de longs siècles du Saint Empire Romain germanique. Il faut remonter avant l'époque de Charlemagne pour trouver un duché d'Alsace (avec la famille des Etichon) qui forme en même temps un seul diocèse.
 
C'est au 4ème siècle que nous trouvons les premiers indices sûrs de l'existence d'une communauté chrétienne avec la mention de St Amand, communauté probablement entièrement détruite lors de l'invasion des Alamans (5ème siècle). C'est le royaume franc (au 6ème siècle) qui permit l'expansion de la foi et la christianisation, sous l'impulsion d'évêques (St Arbogast, 6ème siècle) ainsi que de missionnaires, notamment des moines irlandais (St Gall, St Colomban...).  
De grands noms, de saints, d'évêques, d'hommes de Dieu, jalonnent l'histoire de notre diocèse et l'ont marquée : qu'il suffise de citer sainte Odile, Herrade, le pape saint Léon IX, fils des Seigneurs d'Eguisheim, les mystiques rhénans, Geiler de Kaysersberg, les grands réformateurs, les missionnaires de la réforme catholique des 16ème et 17ème siècles, sans oublier les fondateurs de grands monastères et couvents (presque tous disparus lors de la Révolution), les constructeurs de nos cathédrales et églises, depuis le style roman jusqu'aux temps du baroque et du classicisme.  
Et tout cela la communauté chrétienne d'Alsace l'a vécu, immergée dans l'histoire de son temps, histoire parfois pacifique et tranquille, mais histoire marquée souvent, à chaque siècle, par des troubles politiques, des conflits, des guerres : qu'il suffise de rappeler les guerres des seigneurs féodaux, les mouvements d'émancipation des villes, la guerre de cent ans (les Armagnacs), les guerres des paysans, les troubles (heureusement peu sanglants) de la Réforme, la guerre de trente ans qui laisse l'Alsace exsangue, les luttes révolutionnaires et les guerres napoléoniennes, le bombardement de Strasbourg en 1870, les combats de 1914-1918, la période 1939-1945 qui a déchiré notre province et laissé des traces si profondes.
 
À chaque fois l'Alsace s'est relevée, à chaque fois la communauté chrétienne est repartie, courageuse et persévérante. Et c'est ainsi qu'après la guerre, l'Église catholique d'Alsace, avec ses évêques successifs, a pansé les plaies matérielles et morales, s'est ouverte aux nouvelles méthodes d'apostolat et est entrée dans les réformes et le renouveau proposés par le Concile Vatican II.
  
Dès l'époque romaine, le christianisme s'est implanté dans la vallée du Rhin. La première mention d'un évêque de Strasbourg - Saint Amand - remonte au second tiers du IVème siècle. Il faut attendre le milieu du VIème siècle pour découvrir la trace de deux Saints : Arbogast et Florent. L'Alsace est alors incorporée à l'Austrasie, le plus vaste des royaumes mérovingiens. Les rois francs dotent l'évêché de Strasbourg d'un patrimoine comprenant l'ancien camp romain et plusieurs territoires extérieurs à la ville.
 
Un duché d'Alsace apparaît autour de l'an 700. Cette époque est dominée par la figure d'Etichon, le plus remuant des ducs d'Alsace, qui céda le domaine de Hohenbourg, dans les Vosges moyennes, à sa fille Odile pour y fonder un monastère de femmes. Ainsi naquit le Mont Saint-Odile, haut lieu spirituel du diocèse.
 
Au IXe siècle, le diocèse de Strasbourg se composait du Bas-Rhin actuel (à l'exception de la région de Wissembourg-Lauterbourg et du district de Marmoutier-Neuwiller), de l'Ortenau sur la rive droite du Rhin et dans le Haut-Rhin, des districts de Rouffach, Soultz et Lautenbach. L'évêque de Strasbourg devint alors suffrageant de l'archevêque de Mayence - situation qui allait se prolonger jusqu'à la Révolution française.
 
Après la dislocation de l'empire de Charlemagne, en 843, l'Alsace échut à Louis le Germanique. Mais, vers le milieu du Xe siècle, l'influence franque sur l'Église de Strasbourg fut relayée par la puissance croissante des princes saxons. En 962, l'Alsace passa dans le giron du "Saint Empire Romain Germanique" : elle en fera partie jusqu'à son rattachement à la France, en 1648.
 
Au Moyen Age, l'évêché de Strasbourg était la seigneurie la plus puissante de la Basse-Alsace. En 1262, une bataille rangée opposa les troupes épiscopales à une milice levée par les bourgeois de Strasbourg. L'armée municipale l'emporta, mettant fin au pouvoir temporel de l'évêque sur la ville. La métropole alsacienne jouissait désormais d'un statut et des privilèges d'une ville libre d'empire avant de s'ériger en république au début du xve siècle.
 
Vers la fin de l'époque médiévale, l'Alsace fut le berceau d'un mouvement spirituel connu sous le nom de "mystique rhénane" et illustré notamment par maître Eckhart, par Tauler, Nicolas de Strasbourg et Henri Suso. A l'aube des temps modernes, une brillante école humaniste contribua à la renommée de Strasbourg, de Sélestat et de plusieurs autres villes alsaciennes.
 
Les premières décennies du XVIe siècle allaient faire de Strasbourg un des foyers intellectuels les plus actifs d'Europe. Les débats d'idées revêtirent alors une intensité inédite, grâce en particulier à la technique de l'imprimerie mise au point, trois quarts de siècle plus tôt, par Gutenberg.
La réforme luthérienne - incarnée à ses origines par Mathieu Zell, Martin Bucer, Jean Fischart, Jean et Jacques Sturm - fit de rapides progrès à Strasbourg et en Basse-Alsace. En 1529, le magistrat de Strasbourg interdit le culte catholique dans l'enceinte de la cité, consommant ainsi la rupture avec l'évêque réfugié a Saverne. Dans l'ensemble du diocèse, près de 200 paroisses passèrent à la Réforme ; la cathédrale fut réservée au culte réformé. En 1568, les milieux protestants purent nourrir l'espoir de faire accéder un des leurs au Siège Episcopal de Strasbourg. En fait, l'évêque qui fut désigné favorisa la réforme catholique en Alsace. Il fit appel aux jésuites, qui, ouvrirent en 1581 un collège à Molsheim (future université) et donnèrent une vigoureuse impulsion aux missions populaires, à la catéchèse, aux visites canoniques et à l'enseignement théologique.
 
La lutte confessionnelle reprit de plus belle en 1592, lorsque le siège épiscopal devint à nouveau vacant. Deux factions, l'une catholique et l'autre protestante, se disputaient le chapître de la cathédrale, qui devait procéder à l'élection. Deux candidats ayant été désignés, il en résulta une "guerre des évêques" opposant les princes protestants et le magistrat de Strasbourg, au parti catholique appuyé par la maison de Lorraine. La paix signée en 1604 confirma l'élection du cardinal de Lorraine et garantit à la ville de Strasbourg la jouissance de ses droits et franchises.
 
Au lendemain de la guerre de trente ans (1618-1648), les traités de Westphalie rattachèrent l'Alsace à la France. L'évêché de Strasbourg devint une des pièces maîtresses de la politique d'assimilation mise en œuvre par Mazarin et Louis XIV. De 1663 à la fin de l'Ancien Régime, six évêques seront les instruments dociles de ce franc dessein : deux allemands francophiles, les comtes de Furstenberg, et quatre Français appartenant à la même famille, les princes de Rohan. Un geste symbolique résume un siècle et demi d'histoire : par la volonté de Louis XIV, la cathédrale de Strasbourg fut rendue au culte catholique en 1681.
La révolution française, dont les premiers pas avaient été bien accueillis en Alsace, heurta de front l'opinion catholique par la constitution civile du clergé et les exactions de la Terreur. Voilà pourquoi une partie du clergé alsacien se tourna vers l'Allemagne, où s'esquissait alors une renaissance du catholicisme. André Raess, qui allait occuper le siège épiscopal de Strasbourg de 1842 à 1887, avait été formé à Mayence et ordonné prêtre par Mgr Colmar, un alsacien, archevêque de cette ville.
 
C'est dans la seconde moitié du siècle que le catholicisme alsacien devait acquérir sa physionomie distinctive : attaché aux principes et aux pratiques de la religion traditionnelle, centré sur la famille et la paroisse, populaire et associatif, ouvert à la "question sociale", plus actif que contemplatif, ultra-montain et ardemment missionnaire. Politiquement, les catholiques alsaciens se rattachaient aux courants modérés à une époque ou leurs homologues d'outre-Vosges affichaient massivement des convictions monarchistes. L'encadrement de la population catholique était assuré par un clergé nombreux, suffisamment cultivé pour mériter le qualificatif de bilingue, à la fois pieux et entreprenant en matière socio-éducative, conscient notamment de l'importance de la presse.
 
Loin de l'affaiblir, le changement de souveraineté intervenu en 1871, consolida le catholicisme alsacien. Le Kulturkampf produisit des effets contraires à ceux que Bismarck avait escompté. Les dernières décennies du XIXe siècle marquèrent l'apogée d'un mouvement qui, désormais, n'hésitait plus à manifester publiquement ses forces. Le reflux s'amorça après 1918. Le tissu social s'était modifié, et la querelle autonomiste sema la zizanie parmi les catholiques.
 
Concernant les territoires, ce sont les gouvernements révolutionnaires (1789-1799) qui réalisèrent l'unité de la province telle que nous la connaissons. Enclave suisse jusqu'en 1798, Mulhouse demanda cette année-là son rattachement à la France. Lorsque fut signé le concordat de Bonaparte, en 1801, l'Alsace constituait, pour la première fois depuis l'époque lointaine du duché, un seul diocèse s'étendant de la Suisse jusqu'au Palatinat. Amputé des trois chapitres ruraux du pays de Bade,
le diocèse de Strasbourg s'agrandit du Haut-Rhin (au détriment de Bâle) ainsi que des chapitres ruraux de Wissembourg, Bergzabern, Kandel, Dahn et Landau (au détriment de Spire).
 
Le congrès de Vienne (1815) ramena cette superficie à des dimensions plus modestes. Le traité de Francfort (1871) annexa les départements du Rhin et de la Moselle à l'empire allemand, ce qui eut pour conséquence de détacher du diocèse de Strasbourg les 63 paroisses du territoire de Belfort et d'y rattacher les 16 paroisses des cantons de Saales et de Schirmeck. De ce fait, la population catholique du diocèse diminua d'environ 100.000 âmes. Notons enfin qu'après la victoire de 1918, la France retrouva les provinces annexées dans l'état d'avant 1871, dotées du concordat de 1801. Or la France avait dénoncé ce traité en décembre 1905.
 
Lu sur le site de l'archeveché de Strasbourg

CONSTENTIN 1er
Le fondateur d'une église chrétienne officielle, forte et unifiée . Empereur romain de (306-337) mort le 22 mai 337.

En 313, par "l'Edit de Milan", il marque sa gratitude à celui qui remplit ses promesses le "Christ". Il signe, avec son homologue, Licinius, une déclaration de tolérance, qui accorde droit de cité à toutes les religions. C'est la reconnaissance, après des années de précarité, d'une Eglise chrétienne officielle.

Il provoque le concile de Nicée le 20/05/325 qui réunit pour la première fois les évêques de l'église chrétienne.

C' est d'abord un choix politique que fait Constentin en s'alliant avec les chrétiens. Nul ne saurait dire ce qu'étaient ses sentiments religieux. Il honorait, comme Constance Chlore et comme, à cette époque, beaucoup d'officiers et de soldats, une divinité solaire personnifiée par Apollon. Ses deux rêves-apparitions, le premier en 307, dans les Vosges, lorsqu'il commence à gouverner à Trèves (après la mort en 306 de l'Auguste, son père, Constance Chlore), le second en Italie, en 312, peu avant sa célèbre victoire sur Maxence, au Pont Milvius, montrent une vision radieuse. Solaire, ou mystique? Les chrétiens ont résolument considéré que, dans le second songe, c'était le Christ qui montrait la croix à son futur protégé en lui annonçant: "in hoc signo vinces!" (par ce signe, tu vaincras)... mais, à cette période précisément, auraient eu lieu des phénomènes astronomiques très particuliers, mettant trois planètes en conjonction, et dont les vives lumières auraient été vues par différents témoins...

De toute façon, Constantin a gagné la conviction qu'une divinité le soutient. Après sa victoire de 312, il appelle ce dieu "Christ" et fait placer sur ses aigles l'emblème de la croix. Ce sont alors une suite de succès qui lui assurent le pouvoir. Une prodigieuse ascension commence. Constantin se fait le sauveur d'une église persécutée et misérable, il devient son protecteur et son bienfaiteur, parce qu'il mise sur elle. Mais il n'est pas question pour lui de se soumettre à ses lois. Il conservera toute sa vie ses coudées franches vis à vis de l'autorité chrétiennes en différant indéfiniment son baptême, il ne recevra ce sacrement qu'à la dernière extrémité, quelques heures seulement avant de mourir.

Il reste le Pontifex Maximus, c'est à dire le chef religieux de tous, païens et chrétiens

 
Le 20/05/325 : Pour la première fois, l'Eglise chrétienne triomphante réunit les évêques de l'Empire romain
en un concile oecuménique à Nicée, sur l'ordre de Constantin.

Les EVEQUES du DIOCESE de STRASBOURG :

Quelques parchemins, épargnés par les vicissitudes de l'histoire, nous livrent la liste complète des évêques du diocèse de STRASBOURG. Le terme de diocèse a désigné dès 284 une circonscription administrative de l'Empire romain, avant d'entrer dans le vocabulaire ecclésiastique.

Histoire de l'Eglise et des Evêques-princes de Strasbourg
Grandidier - 1776 - Berger-Levrault

Nom des Evêques du Diocèse

Année d'élection
Année de décès

1

Amandus présent au concile de Sardique en

343

2

Justus

359

3

Maximinus

370

Période obscurs avec Attila et les Huns à Strasbourg

4

Valentinus

5

Solarius reconnu comme 5ème évêque

6

Arbogastus

550

590

7

Florentius

590

614

8

Ansoaldus

614

Ecrite en Bourgogne vers 650, la chronique de Frédégaire cite les "Alesaciones" "in Alesacius" pour la première fois. Le duché d'Alsace crée en 635 se développe, le duc Etichon (670-693), dévoué à l'église, fonda plusieurs abbayes. Son fils Adalbert (693-722) fonda Monau et St Etienne à Strasbourg, son petit fils Liutfried (722-740) créa :
l'abbaye de Murbach en 727.
Le premier noyau du patrimoine foncier de l'évêché est dû à la générosité des rois mérovingiens : Rouffach, résidence royale, devint le mundat supérieur. Mais avec le carolingien Charles Martel (688-741) au pouvoir dynanique, et s'accomodant mal de nos féodaux trop puissants, ne nomme aucun successeur au dernier Duc d'Alsace Liutfried et partage l'Alsace en deux comtés : Le Nordgau et le Sundgau séparé du mytique Landgraben. Par la même occasion, il découpe le diocèse sur le modèle des deux comtés : au Nord, le diocèse de Strasbourg, au Sud le diocèse de Bâle.

9

Biulfus

10

Magnus

11

Aldus

12

Garoinus

13

Landbertus

14

Rotharius

665

15

Rodobaldus

16

Magnebertus

17

Lobiolus

18

Gundoladus

19

Gando

20

Witgernus

728

Heddo

734

760

Rémy

778

782

Adaloch

820

Réginhard

874

888

Baltram

888

906

Otbert

906

913

Gozfrid

913

913

Richwin

913

933

Ruthard

933

950

Otton le Grand nomma Uto évêque de Strasbourg, et lui accorda le titre de comte.
Les évêques deviennent " Princes d'Empire"

Comte Uto

950
965

Erchenbald

965
991

Widerold

991
999

Werner de Habsbourg

1001
1028

Guillaume de Carinthie

1029
1047

Hermann

1047
1065

Werner d'Achalm

1065
1077

Thiepald

1078
1082

Otton de Hohenstaufen

1083
1100

Baudoin

1100
1100

Cunon

1100
1123

Brunon

1123
1125

Eberhard

1125
1127

Brunon

1127
1131

Les évêques dépendant des Chanoines

Guebhard

1131
1141

Burchard

1141
1162

Rodolphe

1163
1179

Henri de Hasenberg

1180
1190

Conrad de Hunebourg

1190
1202

Henri de Veringen

1202
1223

Berthold de Teck

1223
1244

Henri de Stahleck

1245
1260

Gauthier de Geroldseck

1260
1263

Henri de Geroldseck

1263
1273

Conrad de Lichtenberg

1273
1299

Frédéric de Lichtenberg

1299
1305

Jean de Durbheim

1306
1328

Berthold de Bucheck

1328
1353

Jean de Lichtenberg

1153
1365

Jean de Ligny

1366
1371

Lambert de Burne

1371
1374

Frédéric de Blankenheim

1375
1393

Burchard de Luzelstein

1393
1394

Guillaume de Diest

1394
1439

Conrad de Busnang

1439
1440

Robert de Bavière, comte palatin

1440
1478

Albert de Bavière

1478
1506

Les évêques sous la Réforme et la contre-Réforme

Guillaume de Honstein

1506
1541

Erasme de Limbourg

1541
1568

Jean de Manderscheid

1569
1592

Charles de Lorraine

1592
1607

La ville de Strasbourg Protestante, interdit le culte aux catholiques de 1559 à 1681

le chapitre s'installe en résidence à Molsheim (1605) puis revient à Strasbourg (1681)

Archiduc Léopold d'Autriche

1607
1625

Léopold Guillaume d'Autriche

1625
1662

Les évêques français

François Egon de Furstenberg

1663
1682

Guillaume Egon de Furstenberg

1682
1704

Armand Gaston Maximilien de Rohan-Soubise

1704
1749

François Armand Auguste de Rohan-Soubise

1749
1756

Louis Constantin de Rohan

1756
1779

Louis René Edouard de Rhan-Guéméné

1779
1801

Les évêques concordataires

Jean-pierre Saurine

1802
1813

Auguste Maximilien Juste de Croy

1820
1824

Claude Marie Paul Tharin

1824
1826

Jean François marie Lepappe de Trévem

1826
1842

André Raess

1842
1887

pierre Paul Stumpf

1887
1890

Adolf Fritzen

1891
1919

Charles Ruch

1919
1945

Jean Julien Weber

1945
1966

Léon Arthur Elchinger

1967
1984

Charles Amarin Brand

1984
1988

Les archevêques de Strasbourg
Le pape Jean Paul II, lors de sa visite en octobre 1988 a érigé le siège épiscopal de Strasbourg au rang d'archevêché, avec nommination de Mgr Brand au titre ;
d'archevêque le 8/10/1988.

Charles Amarin Brand

1988
1997

Joseph Doré

1997
depuis

Bibliographie sommaire
Auteurs
Année

Les Evêques de Strasbourg au Moyen Age Tome 1

ACFVF Alsace

1993

Les Evêques de Strasbourg au Moyen Age Tome 2

ACFVF Alsace

1994

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