- Avant
la Révolution française l'Alsace a
formé pendant de longs siècles deux
diocèses : la Basse Alsace était celui de
Strasbourg (avec également des territoires
Outre-Rhin) ; la Haute Alsace, elle, faisant partie du
diocèse de Bâle. Ce qui n'empêchait
pas l'évêque de Strasbourg d'avoir des
possessions en Haute Alsace. Le gouvernement royal ne
changea rien à cette situation en 1648 au moment
où l'Alsace devint française, et en 1681
quand Strasbourg, ville libre impériale, se soumit
à Louis XIV.
-
- Avant
1648 l'Alsace avait fait partie pendant de longs
siècles du Saint Empire Romain germanique. Il faut
remonter avant l'époque de Charlemagne pour
trouver un duché d'Alsace (avec la famille des
Etichon) qui forme en même temps un seul
diocèse. C'est au 4ème siècle que
nous trouvons les premiers indices sûrs de
l'existence d'une communauté chrétienne
avec la mention de St Amand, communauté
probablement entièrement détruite lors de
l'invasion des Alamans (5ème siècle). C'est
le royaume franc (au 6ème siècle) qui
permit l'expansion de la foi et la christianisation, sous
l'impulsion d'évêques (St Arbogast,
6ème siècle) ainsi que de missionnaires,
notamment des moines irlandais (St Gall, St Colomban...).
-
- De
grands noms, de saints, d'évêques, d'hommes
de Dieu, jalonnent l'histoire de notre diocèse et
l'ont marquée : qu'il suffise de citer sainte
Odile, Herrade, le pape saint Léon IX, fils des
Seigneurs d'Eguisheim, les mystiques rhénans,
Geiler de Kaysersberg, les grands réformateurs,
les missionnaires de la réforme catholique des
16ème et 17ème siècles, sans oublier
les fondateurs de grands monastères et couvents
(presque tous disparus lors de la Révolution), les
constructeurs de nos cathédrales et
églises, depuis le style roman jusqu'aux temps du
baroque et du classicisme.
-
- Et
tout cela la communauté chrétienne d'Alsace
l'a vécu, immergée dans l'histoire de son
temps, histoire parfois pacifique et tranquille, mais
histoire marquée souvent, à chaque
siècle, par des troubles politiques, des conflits,
des guerres : qu'il suffise de rappeler les guerres des
seigneurs féodaux, les mouvements
d'émancipation des villes, la guerre de cent ans
(les Armagnacs), les guerres des paysans, les troubles
(heureusement peu sanglants) de la Réforme, la
guerre de trente ans qui laisse l'Alsace exsangue, les
luttes révolutionnaires et les guerres
napoléoniennes, le bombardement de Strasbourg en
1870, les combats de 1914-1918, la période
1939-1945 qui a déchiré notre province et
laissé des traces si profondes.
-
- À
chaque fois l'Alsace s'est relevée, à
chaque fois la communauté chrétienne est
repartie, courageuse et persévérante. Et
c'est ainsi qu'après la guerre, l'Église
catholique d'Alsace, avec ses évêques
successifs, a pansé les plaies matérielles
et morales, s'est ouverte aux nouvelles méthodes
d'apostolat et est entrée dans les réformes
et le renouveau proposés par le Concile Vatican
II.
-
- HISTORIQUE
- Les
origines du christianisme en Alsace tant par écrit
que par l'archéologie demeurent mal connues. Les
deux premiers évêques connus sont Amand et
Materne, qui passe pour avoir été un grand
évangélisateur en Alsace au IVe
siècle. C'est vers le milieu du IVe siècle
qu'on peut admettre l'existence des premières
communautés chrétiennes en Alsace.
L'arrivée massive des Alamans au Ve siècle
provoque un repli des noyaux chrétiens. Ce n'est
qu'au VIe siècle que l'évêque
Arbogast de Strasbourg entreprend la conversion des
Alamans qui constituent la grande masse des paysans de la
plaine.
- Dès
l'époque romaine, le christianisme s'est
implanté dans la vallée du Rhin. La
première mention d'un évêque de
Strasbourg - Saint Amand - remonte au second tiers du
IVème siècle. Il faut attendre le milieu du
VIème siècle pour découvrir la trace
de deux Saints : Arbogast et Florent. L'Alsace est alors
incorporée à l'Austrasie, le plus vaste des
royaumes mérovingiens. Les rois francs dotent
l'évêché de Strasbourg d'un
patrimoine comprenant l'ancien camp romain et plusieurs
territoires extérieurs à la ville.
-
- Un
duché d'Alsace apparaît autour de l'an 700.
Cette époque est dominée par la figure
d'Etichon, le plus remuant des ducs d'Alsace, qui
céda le domaine de Hohenbourg, dans les Vosges
moyennes, à sa fille Odile pour y fonder un
monastère de femmes., le Mont Saint-Odile, haut
lieu spirituel du diocèse.
-
- Au
IXe siècle, le diocèse de Strasbourg se
composait du Bas-Rhin actuel (à l'exception de la
région de Wissembourg-Lauterbourg et du district
de Marmoutier-Neuwiller), de l'Ortenau sur la rive droite
du Rhin et dans le Haut-Rhin, des districts de Rouffach,
Soultz et Lautenbach. L'évêque de Strasbourg
devint alors suffrageant de l'archevêque de Mayence
- situation qui allait se prolonger jusqu'à la
Révolution française.
-
- Après
la dislocation de l'empire de Charlemagne, en 843,
l'Alsace échut à Louis le Germanique. Mais,
vers le milieu du Xe siècle, l'influence franque
sur l'Église de Strasbourg fut relayée par
la puissance croissante des princes saxons. En 962,
l'Alsace passa dans le giron du "Saint Empire Romain
Germanique" : elle en fera partie jusqu'à son
rattachement à la France, en 1648.
-
- Au
Moyen Age, l'évêché de Strasbourg
était la seigneurie la plus puissante de la
Basse-Alsace. En 1262, une bataille rangée opposa
les troupes épiscopales à une milice
levée par les bourgeois de Strasbourg.
L'armée municipale l'emporta, mettant fin au
pouvoir temporel de l'évêque sur la ville.
La métropole alsacienne jouissait désormais
d'un statut et des privilèges d'une ville libre
d'empire avant de s'ériger en république au
début du xve siècle. Vers la fin de
l'époque médiévale, l'Alsace fut le
berceau d'un mouvement spirituel connu sous le nom de
"mystique rhénane" et illustré
notamment par maître Eckhart, par Tauler, Nicolas
de Strasbourg et Henri Suso. A l'aube des temps modernes,
une brillante école humaniste contribua à
la renommée de Strasbourg, de Sélestat et
de plusieurs autres villes alsaciennes. Les
premières décennies du XVIe siècle
allaient faire de Strasbourg un des foyers intellectuels
les plus actifs d'Europe. Les débats
d'idées revêtirent alors une
intensité inédite, grâce en
particulier à la technique de l'imprimerie mise au
point, trois quarts de siècle plus tôt, par
Gutenberg.
-
- MONNAIES
ÉVÊCHÉ DE STRASBOURG - LOUIS
CONSTANTIN DE ROHAN GUÉMÉNÉE -
(1756-1779)
-
- Histoire
du diocèse de Strasbourg
:
- Vous
pouvez aussi lire chacun des 4 articles indiqués
ci-dessous. L'histoire
de "l'Église particulière qui est à
Strasbourg" est fortement liée, plus fortement
peut-être que celle d'autres diocèses,
à l'histoire géopolitique de l'Europe.
- Aujourd'hui
l'Alsace forme un seul diocèse, un des grands
diocèses de France, avec environ 1 300 000
catholiques, et Strasbourg avec sa cathédrale est
le siège de l'évêque. Les
délimitations actuelles du diocèse datent
d'il y a deux siècles, au moment où la
Révolution française bouleversa
entièrement et réorganisa les structures de
l'administration civile et religieuse en France (sauf
quelques modifications mineures de frontières
nationales et religieuses en 1815 et 1870) ; tout le
monde sait que le territoire de Belfort est resté
français en 1870 et a donc été
détaché à cette époque du
diocèse de Strasbourg. Il y eut bien durant
quelques années un évêque à
Colmar pendant la Révolution, mais cette
disposition ne dura pas.
- Avant
la Révolution française l'Alsace a
formé pendant de longs siècles deux
diocèses : la Basse Alsace était celui de
Strasbourg (avec également des territoires
Outre-Rhin) ; la Haute Alsace, elle, faisant partie du
diocèse de Bâle. Ce qui n'empêchait
pas l'évêque de Strasbourg d'avoir des
possessions en Haute Alsace.
- Le
gouvernement royal ne changea rien à cette
situation en 1648 au moment où l'Alsace devint
française, et en 1681 quand Strasbourg, ville
libre impériale, se soumit à Louis XIV.
- Avant
1648 l'Alsace avait fait partie pendant de longs
siècles du Saint Empire Romain germanique. Il faut
remonter avant l'époque de Charlemagne pour
trouver un duché d'Alsace (avec la famille des
Etichon) qui forme en même temps un seul
diocèse.
-
- C'est
au 4ème siècle que nous trouvons les
premiers indices sûrs de l'existence d'une
communauté chrétienne avec la mention de St
Amand, communauté probablement entièrement
détruite lors de l'invasion des Alamans
(5ème siècle). C'est le royaume franc (au
6ème siècle) qui permit l'expansion de la
foi et la christianisation, sous l'impulsion
d'évêques (St Arbogast, 6ème
siècle) ainsi que de missionnaires, notamment des
moines irlandais (St Gall, St Colomban...).
- De
grands noms, de saints, d'évêques, d'hommes
de Dieu, jalonnent l'histoire de notre diocèse et
l'ont marquée : qu'il suffise de citer sainte
Odile, Herrade, le pape saint Léon IX, fils des
Seigneurs d'Eguisheim, les mystiques rhénans,
Geiler de Kaysersberg, les grands réformateurs,
les missionnaires de la réforme catholique des
16ème et 17ème siècles, sans oublier
les fondateurs de grands monastères et couvents
(presque tous disparus lors de la Révolution), les
constructeurs de nos cathédrales et
églises, depuis le style roman jusqu'aux temps du
baroque et du classicisme.
- Et
tout cela la communauté chrétienne d'Alsace
l'a vécu, immergée dans l'histoire de son
temps, histoire parfois pacifique et tranquille, mais
histoire marquée souvent, à chaque
siècle, par des troubles politiques, des conflits,
des guerres : qu'il suffise de rappeler les guerres des
seigneurs féodaux, les mouvements
d'émancipation des villes, la guerre de cent ans
(les Armagnacs), les guerres des paysans, les troubles
(heureusement peu sanglants) de la Réforme, la
guerre de trente ans qui laisse l'Alsace exsangue, les
luttes révolutionnaires et les guerres
napoléoniennes, le bombardement de Strasbourg en
1870, les combats de 1914-1918, la période
1939-1945 qui a déchiré notre province et
laissé des traces si profondes.
-
- À
chaque fois l'Alsace s'est relevée, à
chaque fois la communauté chrétienne est
repartie, courageuse et persévérante. Et
c'est ainsi qu'après la guerre, l'Église
catholique d'Alsace, avec ses évêques
successifs, a pansé les plaies matérielles
et morales, s'est ouverte aux nouvelles méthodes
d'apostolat et est entrée dans les réformes
et le renouveau proposés par le Concile Vatican
II.
-
- Dès
l'époque romaine, le christianisme s'est
implanté dans la vallée du Rhin. La
première mention d'un évêque de
Strasbourg - Saint Amand - remonte au second tiers du
IVème siècle. Il faut attendre le milieu du
VIème siècle pour découvrir la trace
de deux Saints : Arbogast et Florent. L'Alsace est alors
incorporée à l'Austrasie, le plus vaste des
royaumes mérovingiens. Les rois francs dotent
l'évêché de Strasbourg d'un
patrimoine comprenant l'ancien camp romain et plusieurs
territoires extérieurs à la
ville.
-
- Un duché
d'Alsace apparaît autour de l'an 700. Cette
époque est dominée par la figure d'Etichon,
le plus remuant des ducs d'Alsace, qui céda le
domaine de Hohenbourg, dans les Vosges moyennes, à
sa fille Odile pour y fonder un monastère de
femmes. Ainsi naquit le Mont Saint-Odile, haut lieu
spirituel du diocèse.
-
- Au IXe
siècle, le diocèse de Strasbourg se
composait du Bas-Rhin actuel (à l'exception de la
région de Wissembourg-Lauterbourg et du district
de Marmoutier-Neuwiller), de l'Ortenau sur la rive droite
du Rhin et dans le Haut-Rhin, des districts de Rouffach,
Soultz et Lautenbach. L'évêque de Strasbourg
devint alors suffrageant de l'archevêque de Mayence
- situation qui allait se prolonger jusqu'à la
Révolution française.
-
- Après la
dislocation de l'empire de Charlemagne, en 843, l'Alsace
échut à Louis le Germanique. Mais, vers le
milieu du Xe siècle, l'influence franque sur
l'Église de Strasbourg fut relayée par la
puissance croissante des princes saxons. En 962, l'Alsace
passa dans le giron du "Saint Empire Romain Germanique" :
elle en fera partie jusqu'à son rattachement
à la France, en 1648.
-
- Au Moyen Age,
l'évêché de Strasbourg était
la seigneurie la plus puissante de la Basse-Alsace. En
1262, une bataille rangée opposa les troupes
épiscopales à une milice levée par
les bourgeois de Strasbourg. L'armée municipale
l'emporta, mettant fin au pouvoir temporel de
l'évêque sur la ville. La métropole
alsacienne jouissait désormais d'un statut et des
privilèges d'une ville libre d'empire avant de
s'ériger en république au début du
xve siècle.
-
- Vers la fin de
l'époque médiévale, l'Alsace fut le
berceau d'un mouvement spirituel connu sous le nom de
"mystique rhénane" et illustré notamment
par maître Eckhart, par Tauler, Nicolas de
Strasbourg et Henri Suso. A l'aube des temps modernes,
une brillante école humaniste contribua à
la renommée de Strasbourg, de Sélestat et
de plusieurs autres villes
alsaciennes.
-
- Les
premières décennies du XVIe siècle
allaient faire de Strasbourg un des foyers intellectuels
les plus actifs d'Europe. Les débats
d'idées revêtirent alors une
intensité inédite, grâce en
particulier à la technique de l'imprimerie mise au
point, trois quarts de siècle plus tôt, par
Gutenberg.
- La réforme
luthérienne - incarnée à ses
origines par Mathieu Zell, Martin Bucer, Jean Fischart,
Jean et Jacques Sturm - fit de rapides progrès
à Strasbourg et en Basse-Alsace. En 1529, le
magistrat de Strasbourg interdit le culte catholique dans
l'enceinte de la cité, consommant ainsi la rupture
avec l'évêque réfugié a
Saverne. Dans l'ensemble du diocèse, près
de 200 paroisses passèrent à la
Réforme ; la cathédrale fut
réservée au culte réformé. En
1568, les milieux protestants purent nourrir l'espoir de
faire accéder un des leurs au Siège
Episcopal de Strasbourg. En fait, l'évêque
qui fut désigné favorisa la réforme
catholique en Alsace. Il fit appel aux jésuites,
qui, ouvrirent en 1581 un collège à
Molsheim (future université) et donnèrent
une vigoureuse impulsion aux missions populaires,
à la catéchèse, aux visites
canoniques et à l'enseignement
théologique.
-
- La lutte
confessionnelle reprit de plus belle en 1592, lorsque le
siège épiscopal devint à nouveau
vacant. Deux factions, l'une catholique et l'autre
protestante, se disputaient le chapître de la
cathédrale, qui devait procéder à
l'élection. Deux candidats ayant été
désignés, il en résulta une "guerre
des évêques" opposant les princes
protestants et le magistrat de Strasbourg, au parti
catholique appuyé par la maison de Lorraine. La
paix signée en 1604 confirma l'élection du
cardinal de Lorraine et garantit à la ville de
Strasbourg la jouissance de ses droits et
franchises.
-
- Au lendemain de
la guerre de trente ans (1618-1648), les traités
de Westphalie rattachèrent l'Alsace à la
France. L'évêché de Strasbourg devint
une des pièces maîtresses de la politique
d'assimilation mise en uvre par Mazarin et Louis
XIV. De 1663 à la fin de l'Ancien Régime,
six évêques seront les instruments dociles
de ce franc dessein : deux allemands francophiles, les
comtes de Furstenberg, et quatre Français
appartenant à la même famille, les princes
de Rohan. Un geste symbolique résume un
siècle et demi d'histoire : par la volonté
de Louis XIV, la cathédrale de Strasbourg fut
rendue au culte catholique en 1681.
- La
révolution française, dont les premiers pas
avaient été bien accueillis en Alsace,
heurta de front l'opinion catholique par la constitution
civile du clergé et les exactions de la Terreur.
Voilà pourquoi une partie du clergé
alsacien se tourna vers l'Allemagne, où
s'esquissait alors une renaissance du catholicisme.
André Raess, qui allait occuper le siège
épiscopal de Strasbourg de 1842 à 1887,
avait été formé à Mayence et
ordonné prêtre par Mgr Colmar, un alsacien,
archevêque de cette ville.
-
- C'est dans la
seconde moitié du siècle que le
catholicisme alsacien devait acquérir sa
physionomie distinctive : attaché aux principes et
aux pratiques de la religion traditionnelle,
centré sur la famille et la paroisse, populaire et
associatif, ouvert à la "question sociale", plus
actif que contemplatif, ultra-montain et ardemment
missionnaire. Politiquement, les catholiques alsaciens se
rattachaient aux courants modérés à
une époque ou leurs homologues d'outre-Vosges
affichaient massivement des convictions monarchistes.
L'encadrement de la population catholique était
assuré par un clergé nombreux, suffisamment
cultivé pour mériter le qualificatif de
bilingue, à la fois pieux et entreprenant en
matière socio-éducative, conscient
notamment de l'importance de la
presse.
-
- Loin de
l'affaiblir, le changement de souveraineté
intervenu en 1871, consolida le catholicisme alsacien. Le
Kulturkampf produisit des effets contraires à ceux
que Bismarck avait escompté. Les dernières
décennies du XIXe siècle marquèrent
l'apogée d'un mouvement qui, désormais,
n'hésitait plus à manifester publiquement
ses forces. Le reflux s'amorça après 1918.
Le tissu social s'était modifié, et la
querelle autonomiste sema la zizanie parmi les
catholiques.
-
- Concernant les
territoires, ce sont les gouvernements
révolutionnaires (1789-1799) qui
réalisèrent l'unité de la province
telle que nous la connaissons. Enclave suisse jusqu'en
1798, Mulhouse demanda cette année-là son
rattachement à la France. Lorsque fut signé
le concordat de Bonaparte, en 1801, l'Alsace constituait,
pour la première fois depuis l'époque
lointaine du duché, un seul diocèse
s'étendant de la Suisse jusqu'au Palatinat.
Amputé des trois chapitres ruraux du pays de
Bade,
- le
diocèse de Strasbourg s'agrandit du Haut-Rhin
(au détriment de Bâle) ainsi que des
chapitres ruraux de Wissembourg, Bergzabern, Kandel, Dahn
et Landau (au détriment de
Spire).
-
- Le congrès
de Vienne (1815) ramena cette superficie à des
dimensions plus modestes. Le traité de Francfort
(1871) annexa les départements du Rhin et de la
Moselle à l'empire allemand, ce qui eut pour
conséquence de détacher du diocèse
de Strasbourg les 63 paroisses du territoire de Belfort
et d'y rattacher les 16 paroisses des cantons de Saales
et de Schirmeck. De ce fait, la population catholique du
diocèse diminua d'environ 100.000 âmes.
Notons enfin qu'après la victoire de 1918, la
France retrouva les provinces annexées dans
l'état d'avant 1871, dotées du concordat de
1801. Or la France avait dénoncé ce
traité en décembre
1905.
-
- Lu sur le site de
l'archeveché de Strasbourg
|